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Les jeux vidéo avec des personnages LGBTQ+ bien représentés : le guide ultime pour gamers

captures d’écran officielles de jeux narratifs, RPG et indés avec personnages LGBTQ+
captures d’écran officielles de jeux narratifs, RPG et indés avec personnages LGBTQ+

Longtemps, les joueurs LGBTQ+ ont dû apprendre à lire entre les lignes.

Sommaire

Un dialogue ambigu. Une relation jamais nommée. Un personnage “excentrique” réduit à une blague. Un sous-texte romantique soigneusement caché pour ne pas froisser le public majoritaire. Pendant des années, la représentation LGBTQ+ dans le jeu vidéo a souvent ressemblé à un coffre verrouillé : on savait qu’il y avait quelque chose dedans, mais il fallait presque avoir le code communautaire pour le voir.

Heureusement, les choses changent.

Aujourd’hui, certains jeux osent écrire des personnages gays, lesbiens, bi, trans, non binaires ou queer avec une vraie épaisseur. Pas seulement comme “le personnage LGBTQ+ du casting”, mais comme des héros, des compagnons, des amoureux, des survivants, des rivaux, des figures drôles, blessées, puissantes, imparfaites, mémorables.

Et cela compte. Selon le rapport GLAAD “The State of LGBTQ Inclusion in Video Games”, disponible ici : https://glaad.org/glaad-gaming/2024/, environ 17 % des joueurs actifs interrogés aux États-Unis s’identifient comme LGBTQ+, alors que moins de 2 % des jeux disponibles sur les grandes plateformes PC et consoles sont identifiés comme contenant des personnages ou histoires LGBTQ+. L’écart est énorme.

Ce guide ne cherche donc pas seulement à dire : “voici des jeux avec des personnages queer”. Il veut répondre à une vraie question de gamer : est-ce que le jeu est bon, et est-ce que la représentation sert vraiment l’écriture ?

Parce qu’un personnage LGBTQ+ bien représenté ne suffit pas à sauver un mauvais jeu. Et un excellent jeu mérite qu’on analyse comment il traite ses personnages minoritaires, sans l’excuser sous prétexte qu’il “a essayé”.

Ce qu’on appelle une bonne représentation LGBTQ+ dans un jeu vidéo

Une bonne représentation ne signifie pas que le personnage doit être parfait, héroïque ou moralement irréprochable.

Au contraire, les personnages LGBTQ+ ont aussi le droit d’être compliqués, agaçants, drôles, ambigus, fragiles, puissants, contradictoires. Le problème n’est pas l’imperfection. Le problème, c’est quand l’identité LGBTQ+ devient un gadget, une case cochée, une tragédie obligatoire ou une punchline.

Une bonne représentation repose souvent sur cinq critères :

  • le personnage existe au-delà de son orientation ou identité de genre ;
  • son identité n’est pas traitée comme un twist ou une anomalie ;
  • l’histoire ne le punit pas uniquement parce qu’il est LGBTQ+ ;
  • les dialogues sonnent humainement juste ;
  • le gameplay, les choix ou la mise en scène donnent au joueur une vraie relation avec le personnage.

Autrement dit : la représentation fonctionne quand on oublie la case marketing et qu’on se souvient du personnage.

The Last of Us Part II : quand une héroïne lesbienne porte un blockbuster

capture d’écran officielle de The Last of Us Part II Remastered avec Ellie
capture d’écran officielle de The Last of Us Part II Remastered avec Ellie

Le pitch

Dans The Last of Us Part II, Naughty Dog livre une aventure post-apocalyptique sombre, brutale et émotionnellement éprouvante. On y suit notamment Ellie, désormais jeune adulte, dans une histoire de vengeance, de traumatisme et de perte. Le jeu mélange infiltration, exploration, survie, action viscérale et narration cinématographique.

Page officielle PlayStation : https://www.playstation.com/en-gb/the-last-of-us/

Pourquoi la représentation est forte

Ellie est lesbienne, et ce n’est ni un bonus caché ni une ligne de dialogue jetée pour faire moderne. Son lien avec Dina fait partie de son quotidien, de ses choix, de ses peurs, de sa vulnérabilité. La relation n’est pas décorative : elle donne du poids aux scènes calmes, à l’intimité, à ce que la violence du monde menace de détruire.

Ce qui marque, c’est la normalité de cette représentation dans un jeu AAA. Ellie n’est pas “la lesbienne du jeu”. Elle est Ellie : dure, drôle, têtue, abîmée, attachante, parfois injuste, parfois bouleversante. Son orientation est centrale dans sa vie affective, mais elle ne résume pas toute son écriture.

Le jeu intègre aussi Lev, personnage trans dont l’arc touche à la fuite, à la famille, au contrôle social et au droit de se définir soi-même. La représentation a été discutée, parfois critiquée, notamment parce que l’univers du jeu est extrêmement violent. Cependant, elle a eu un impact considérable : rarement un blockbuster aussi visible avait placé des personnages LGBTQ+ à ce niveau de centralité.

Gameplay et sensation manette en main

Côté gameplay, c’est du survival action ultra maîtrisé : infiltration tendue, ressources limitées, combats lourds, animations impressionnantes, level design dense. Le jeu n’est pas “fun” au sens léger du terme. Il est nerveux, étouffant, souvent inconfortable. Mais c’est précisément ce qui rend ses moments d’intimité si précieux.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les jeux narratifs intenses ;
  • les ambiances post-apocalyptiques ;
  • l’infiltration et la survie ;
  • les personnages moralement complexes ;
  • les récits qui ne cherchent pas à te caresser dans le sens du poil.

À éviter si tu cherches une expérience légère ou réconfortante. Ce jeu laisse des traces.

Life is Strange : le teen drama queer qui a ouvert une porte

Play

Le pitch

La série Life is Strange s’est imposée comme l’une des grandes références de l’aventure narrative contemporaine. Pouvoirs surnaturels, adolescence, secrets, petites villes, choix moraux, musiques indie : la formule est reconnaissable, parfois mélodramatique, mais souvent touchante.

Dans Life is Strange: True Colors, on incarne Alex Chen, jeune femme capable de ressentir les émotions intenses des autres. Le jeu se déroule à Haven Springs, petite ville du Colorado, où chaque sourire cache parfois un deuil.

Page officielle : https://lifeisstrange.square-enix-games.com/en-us/games/life-is-strange-true-colors

Pourquoi la représentation est forte

La franchise a beaucoup compté pour les joueurs LGBTQ+, notamment grâce aux liens entre Max et Chloe dans le premier opus, puis grâce à Steph Gingrich, personnage lesbien devenu figure centrale dans True Colors et dans le DLC Wavelengths.

Ce que Life is Strange réussit, c’est la texture émotionnelle. Les relations queer ne sont pas traitées comme des options abstraites. Elles passent par les regards, les playlists, les silences, la peur de se déclarer, la sensation d’être trop intense pour son propre cœur.

Dans True Colors, la possibilité de romance avec Steph fonctionne parce qu’elle s’inscrit dans une ambiance de tendresse, de deuil, de musique et de reconstruction. Ce n’est pas seulement “choisir l’option fille”. C’est choisir une manière d’être vu.

Gameplay et direction artistique

On est dans du jeu narratif pur : exploration, dialogues, choix, observation, ambiance. Le gameplay n’est pas là pour tester tes réflexes, mais pour te faire habiter un lieu. La direction artistique chaude, les couleurs de Haven Springs et la bande-son donnent au jeu un côté série indie interactive.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les récits émotionnels ;
  • les choix de dialogue ;
  • les petites villes pleines de secrets ;
  • les histoires queer tendres ;
  • les jeux à rythme lent mais immersifs.

À éviter si tu veux du challenge pur ou des mécaniques très profondes.

Hades : la bisexualité mythologique, cool et jamais forcée

capture d’écran officielle de Hades avec Zagreus en combat
capture d’écran officielle de Hades avec Zagreus en combat

Le pitch

Hades, de Supergiant Games, est un rogue-like d’action où l’on incarne Zagreus, fils d’Hadès, qui tente de s’échapper des Enfers. Chaque tentative est une boucle : on combat, on meurt, on revient, on parle aux dieux, on débloque de nouvelles armes, on comprend mieux les personnages.

Page Steam officielle : https://store.steampowered.com/app/1145360/Hades/

Pourquoi la représentation est top

Hades est l’un des meilleurs exemples de représentation queer intégrée naturellement. Le jeu ne s’arrête jamais pour brandir un panneau “attention, inclusion”. Il laisse simplement la mythologie être ce qu’elle a toujours été : fluide, dramatique, sensuelle, pleine de relations impossibles et de désirs compliqués.

Zagreus peut développer des liens romantiques avec des personnages de différents genres. La relation entre Achille et Patrocle est traitée avec une mélancolie magnifique, sans caricature. Thanatos, Megaera, Dionysos, Aphrodite : tout l’univers respire une liberté queer qui semble organique, jamais plaquée.

Ce qui fait la force de Hades, c’est que la bisexualité n’est pas un argument de vente : c’est une évidence du monde. Et franchement, un monde où la bisexualité mythologique va de soi mérite au moins quelques runs.

Gameplay et direction artistique

Manette en main, c’est un bijou. Les combats sont rapides, lisibles, nerveux, généreux. Chaque arme change le rythme. Chaque bénédiction divine modifie la stratégie. Et surtout, chaque mort donne envie de recommencer, parce que l’écriture continue entre les runs.

La direction artistique est somptueuse : personnages charismatiques, couleurs explosives, portraits magnifiques, doublage élégant. Hades est aussi beau à regarder qu’agréable à jouer.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • l’action rapide ;
  • les rogue-like accessibles mais profonds ;
  • la mythologie grecque revisitée ;
  • les dialogues brillants ;
  • les personnages queer traités avec naturel.

À éviter si tu détestes recommencer plusieurs fois. Ici, mourir fait partie du plaisir.

Baldur’s Gate 3 : le RPG où le désir devient choix de rôle-play

capture d’écran officielle de Baldur’s Gate 3 montrant le camp des compagnons
capture d’écran officielle de Baldur’s Gate 3 montrant le camp des compagnons

Le pitch

Baldur’s Gate 3, développé par Larian Studios, est un RPG massif inspiré de Donjons & Dragons. On crée son personnage, on recrute des compagnons, on explore, on lance des dés, on rate parfois lamentablement une action pourtant simple, puis on improvise avec panache.

Page Steam officielle : https://store.steampowered.com/app/1086940/Baldurs_Gate_3/

Pourquoi la représentation est importante

Baldur’s Gate 3 ne se contente pas d’ajouter une romance homosexuelle “spéciale”. Il propose une approche très ouverte du désir et des relations. Les compagnons romançables peuvent être approchés indépendamment du genre du personnage joueur, ce qui permet aux joueurs gays, bi, lesbiennes, pan ou queer de construire une histoire qui leur parle.

L’intérêt ne vient pas seulement de la possibilité de romance. Il vient de l’écriture des compagnons. Astarion, Karlach, Shadowheart, Gale, Lae’zel, Wyll, Halsin : chacun porte ses blessures, ses loyautés, ses limites. Le jeu réussit quelque chose de rare : rendre le flirt ludique sans réduire les personnages à des récompenses.

Le consentement, les choix, les conséquences et la personnalité des compagnons comptent. Ce n’est pas “offre trois cadeaux pour débloquer une scène”. C’est une relation dans un monde de chaos, de dieux, de monstres et de décisions moralement douteuses.

Gameplay et profondeur

C’est un RPG dense, parfois intimidant, mais incroyablement généreux. Le tour par tour permet des combats tactiques où l’on peut gagner par stratégie, chance, absurdité ou explosion accidentelle de barils. Le jeu récompense l’expérimentation. Il donne vraiment l’impression que ton personnage existe dans le monde.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les RPG très longs ;
  • les choix narratifs ;
  • les romances multiples ;
  • les compagnons très écrits ;
  • la liberté de gameplay ;
  • les dés qui décident parfois de ruiner ta dignité.

À éviter si tu cherches une expérience courte, linéaire ou simple.

Dragon Age: The Veilguard : BioWare continue de faire du RPG un espace queer

Play

Le pitch

Dragon Age: The Veilguard poursuit la grande tradition BioWare : créer un héros, rassembler une équipe, sauver le monde, tomber amoureux au pire moment possible et passer beaucoup trop de temps à choisir une réponse de dialogue.

Guide romance EA : https://help.ea.com/en/articles/dragon-age/dragon-age-the-veilguard/romance-guide/

Pourquoi la représentation compte

Dragon Age a longtemps été l’une des franchises RPG les plus importantes pour les joueurs LGBTQ+, notamment grâce à ses romances queer et à des personnages comme Dorian dans Dragon Age: Inquisition. Avec The Veilguard, l’inclusivité va plus loin : les compagnons sont présentés par EA comme pansexuels et romançables par Rook indépendamment du genre, de la lignée, de la faction ou de la classe.

Le jeu permet aussi de construire un Rook trans ou non binaire, avec des options de dialogue liées à l’identité. Le personnage de Taash, compagnon non binaire, a suscité beaucoup de discussions, précisément parce que la représentation non binaire dans les RPG AAA reste rare.

Tout n’est pas parfait. Certains joueurs ont trouvé certains dialogues très pédagogiques, presque “explicatifs”. Mais l’effort est notable : BioWare tente de donner aux joueurs queer plus qu’une option de romance. Il leur donne un espace de role-play identitaire.

Gameplay et ambiance

C’est du RPG d’action plus accessible et plus nerveux que certains anciens épisodes. Les combats misent davantage sur le rythme, la lisibilité et la synergie avec les compagnons. La direction artistique est plus stylisée, parfois très colorée, avec une volonté de rendre chaque compagnon immédiatement identifiable.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les RPG narratifs ;
  • les compagnons attachants ;
  • les romances queer ;
  • les univers fantasy accessibles ;
  • créer un personnage qui te ressemble.

À éviter si tu attends exactement le même rythme que les anciens Dragon Age les plus tactiques.

Tell Me Why : une représentation trans rare, sensible et imparfaite

capture d’écran officielle de Tell Me Why
capture d’écran officielle de Tell Me Why

Le pitch

Développé par Dontnod et publié par Xbox Game Studios, Tell Me Why est une aventure narrative en trois chapitres. On suit Tyler et Alyson Ronan, des jumeaux qui reviennent dans leur ville natale d’Alaska pour affronter un passé familial douloureux.

Site officiel : https://www.tellmewhygame.com/introducing-tell-me-why/

Pourquoi la représentation est importante

Tell Me Why a marqué l’histoire du jeu vidéo en mettant au premier plan Tyler Ronan, homme trans jouable dans une production de grand studio. GLAAD a accompagné le projet, et l’organisation le présente comme le premier jeu d’un grand studio à proposer un personnage principal trans jouable : https://glaad.org/tell-me-why-first-major-studio-game-feature-playable-transgender-lead-character/

Ce qui rend Tyler touchant, c’est que le jeu ne réduit pas son existence à une leçon. Sa transidentité est importante, bien sûr, mais elle s’inscrit dans une histoire plus large : mémoire, famille, trauma, vérité, Alaska, lien entre frère et sœur. Le personnage existe dans son entièreté.

Gameplay et limites

Comme souvent chez Dontnod, le gameplay repose sur l’exploration, le dialogue, les choix et la reconstruction d’événements passés. Ce n’est pas mécaniquement révolutionnaire. Certaines séquences peuvent sembler lentes. Mais l’atmosphère fonctionne, et le duo Tyler/Alyson porte l’expérience.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les aventures narratives ;
  • les histoires familiales ;
  • les récits sensibles ;
  • les jeux à choix ;
  • les représentations trans traitées avec sérieux.

À éviter si tu veux beaucoup d’action ou un gameplay très systémique.

Celeste : l’anxiété, la montagne et une héroïne trans devenue symbole

Celeste : L'ascension d'une montagne et de soi
Celeste : L’ascension d’une montagne et de soi

Le pitch

Celeste est un platformer exigeant où l’on incarne Madeline, jeune femme qui tente de gravir une montagne. En apparence, c’est un jeu de précision : sauter, dasher, mourir, recommencer. En profondeur, c’est une histoire sur l’anxiété, la peur de soi et l’apprentissage de la compassion intérieure.

Page officielle : https://www.celestegame.com/

Pourquoi la représentation est forte

La transidentité de Madeline a été confirmée par la créatrice Maddy Thorson après la sortie du jeu, dans un texte personnel important : https://maddythorson.medium.com/is-madeline-canonically-trans-4277ece02e40

Cela rend Celeste particulièrement intéressant. La représentation n’est pas frontale dans le jeu de base. Elle est métaphorique, intime, presque souterraine. La montagne devient une lutte avec soi-même, mais jamais dans un sens simpliste. Madeline n’a pas à “vaincre” une partie d’elle. Elle doit apprendre à l’écouter.

C’est une représentation queer puissante parce qu’elle ne passe pas par un discours. Elle passe par une sensation de gameplay : tomber, recommencer, respirer, comprendre, progresser.

Gameplay et émotion

Celeste est dur, mais rarement injuste. Les niveaux sont courts, les checkpoints généreux, la maniabilité parfaite. Chaque mort enseigne quelque chose. Et peu à peu, ce qui semblait impossible devient fluide.

C’est exactement pour cela que le jeu touche autant : le gameplay raconte la guérison sans faire de grand discours.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les platformers exigeants ;
  • les jeux indés précis ;
  • les métaphores émotionnelles ;
  • les histoires sur l’anxiété ;
  • les expériences courtes mais intenses.

À éviter si tu détestes mourir souvent. Même si, ici, mourir fait presque partie du langage du jeu.

Gone Home : rentrer dans une maison et découvrir une histoire queer

capture d’écran officielle de Gone Home montrant l’intérieur de la maison
capture d’écran officielle de Gone Home montrant l’intérieur de la maison

Le pitch

Dans Gone Home, tu rentres d’un voyage à l’étranger et tu trouves la maison familiale vide. Tu explores les pièces, les tiroirs, les lettres, les objets, les cassettes, les chambres. Peu à peu, tu reconstitues ce qui s’est passé.

Site officiel : https://gonehome.com/

Pourquoi la représentation est marquante

Gone Home est l’un des jeux qui ont aidé à légitimer le récit queer intime dans le jeu vidéo indépendant. Sans combat, sans boss, sans système complexe, il raconte une histoire d’amour, de découverte de soi, de famille et de secret.

Sa force vient de sa retenue. On ne “voit” pas tout. On reconstruit. On touche les objets, on lit entre les lignes, on ressent l’absence. Pour beaucoup de joueurs LGBTQ+, cette façon de raconter a rappelé quelque chose de très réel : les identités queer ont longtemps été cachées dans les chambres, les carnets, les lettres, les mixtapes, les signes discrets.

Gameplay et rythme

C’est un walking sim pur. On explore, on observe, on écoute, on comprend. Si tu cherches de l’action, tu risques de t’ennuyer. Si tu aimes les maisons qui racontent plus que leurs habitants, c’est une petite merveille.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les jeux narratifs courts ;
  • les ambiances années 1990 ;
  • l’exploration environnementale ;
  • les récits queer subtils ;
  • les histoires familiales.

À éviter si tu veux des mécaniques complexes.

If Found… : effacer pour mieux raconter une vie trans

capture d’écran officielle de If Found… avec son style carnet dessiné
capture d’écran officielle de If Found… avec son style carnet dessiné

Le pitch

If Found… est un visual novel irlandais développé par Dreamfeel et publié par Annapurna Interactive. On y suit Kasio, jeune femme trans qui revient dans son village en Irlande dans les années 1990. Le jeu alterne récit intime et éléments cosmiques, avec une mécanique centrale : effacer les pages pour avancer.

Page Annapurna : https://annapurnainteractive.com/en/games/if-found

Pourquoi la représentation est forte

If Found… touche parce qu’il parle de retour, de famille, de rejet, d’amitié, de mémoire et d’effacement. Sa mécanique est brillante : pour lire l’histoire, il faut effacer. Ce geste simple devient douloureux, presque physique. On efface un dessin, une phrase, un souvenir, et l’on comprend que grandir signifie parfois perdre une version de soi pour en sauver une autre.

La représentation trans est profondément incarnée. Elle ne cherche pas à tout expliquer à un public extérieur. Elle fait sentir une expérience : le froid d’un retour chez soi, la chaleur d’un groupe d’amis, la difficulté d’être reconnue, la beauté fragile d’un espace où l’on peut enfin respirer.

Gameplay et direction artistique

C’est plus une expérience interactive qu’un jeu au sens classique. Le plaisir vient du geste, de l’ambiance, du dessin, de la musique, de la voix intime du récit. C’est court, mais marquant.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les visual novels ;
  • les récits trans sensibles ;
  • les jeux artistiques ;
  • les expériences courtes ;
  • les histoires qui privilégient l’émotion à la mécanique.

À éviter si tu veux beaucoup d’interactivité ou de challenge.

Dream Daddy : le dating sim gay qui refuse la caricature

Play

Le pitch

Dream Daddy: A Dad Dating Simulator te propose d’incarner un père célibataire qui emménage avec sa fille dans un quartier rempli de papas célibataires à rencontrer. Oui, le concept ressemble à une blague. Et pourtant, le jeu est beaucoup plus tendre qu’il n’en a l’air.

Site officiel : https://www.gamegrumps.com/dreamdaddy/

Pourquoi la représentation fonctionne

Dream Daddy aurait pu être un simple meme jouable. Il choisit plutôt la douceur. Le jeu parle de paternité, de deuil, de séduction, de solitude, d’estime de soi, de maladresse, de familles recomposées et de masculinités différentes.

Sa grande réussite est de ne pas réduire ses personnages à des fantasmes. Chaque “dad” a une histoire, une vulnérabilité, un humour, un rythme. Le jeu est gay sans être constamment dans l’auto-explication. Il normalise un monde où des pères queer existent, flirtent, font des blagues nulles et essaient d’élever leurs enfants correctement.

Gameplay et ton

C’est un dating sim / visual novel avec choix de dialogues, mini-jeux et fins multiples. L’écriture fait beaucoup. Le rythme peut être simple, mais l’ensemble est chaleureux, drôle, parfois plus touchant qu’attendu.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les dating sims ;
  • l’humour queer ;
  • les histoires de paternité ;
  • les personnages masculins sensibles ;
  • les jeux feel-good.

À éviter si tu n’aimes pas lire beaucoup ou si tu cherches un gameplay exigeant.

I Was a Teenage Exocolonist : grandir queer sur une planète étrangère

capture d’écran officielle de I Was a Teenage Exocolonist
capture d’écran officielle de I Was a Teenage Exocolonist

Le pitch

I Was a Teenage Exocolonist est un mélange de RPG narratif, life sim, deckbuilding léger et roman de formation SF. On suit un enfant qui grandit dans une colonie humaine sur une planète extraterrestre, de l’enfance à l’adolescence.

Page Steam officielle : https://store.steampowered.com/app/1148760/I_Was_a_Teenage_Exocolonist/

Pourquoi la représentation est top

Le jeu est queer dans sa structure même. La création de personnage permet de choisir et modifier les pronoms. Le PlayStation Blog détaille notamment la présence de they/them dans la sélection standard et la possibilité d’enseigner au jeu ses propres pronoms : https://blog.playstation.com/2022/08/17/blue-hair-and-pronouns-in-i-was-a-teenage-exocolonist-out-august-25/

Ce n’est pas qu’un détail de menu. Cela dit quelque chose de l’univers : ici, l’identité n’est pas un problème à justifier. Elle fait partie de la construction de soi.

Les romances et liens affectifs sont variés, mais ce qui marque surtout, c’est la manière dont le jeu traite l’adolescence comme un espace de possibilités. Tu n’es pas figé. Tu changes. Tes amis changent. Le monde change. Et parfois, ton deuxième run change le sens du premier.

Gameplay et rejouabilité

Le gameplay repose sur des choix de vie, des cartes, des compétences, des relations et des événements qui s’accumulent au fil des années. C’est très rejouable, parfois mélancolique, souvent surprenant.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les life sims narratifs ;
  • la science-fiction intime ;
  • les choix à long terme ;
  • les personnages queer intégrés naturellement ;
  • les jeux qui donnent envie de recommencer.

À éviter si tu veux une structure très linéaire ou de l’action.

Unpacking : le récit queer sans presque aucun mot

capture d’écran officielle de Unpacking montrant une pièce en cours d’aménagement
capture d’écran officielle de Unpacking montrant une pièce en cours d’aménagement

Le pitch

Unpacking est un jeu de puzzle cosy où l’on déballe des cartons à différents moments de la vie d’une personne. On range des objets dans une chambre, une cuisine, un salon, une salle de bain. Et, sans dialogue, une biographie se dessine.

Page Steam officielle : https://store.steampowered.com/app/1135690/Unpacking/

Pourquoi la représentation est subtile

Unpacking prouve qu’un jeu peut raconter une trajectoire queer sans grand discours. Les objets, les photos, les espaces partagés, les absences et les changements de lieux racontent une vie affective. La représentation LGBTQ+ arrive comme dans la vraie vie : par les traces, les choix domestiques, les souvenirs qu’on garde, les personnes avec qui l’on construit un foyer.

C’est une représentation discrète, mais très efficace. Elle ne cherche pas à dramatiser. Elle dit simplement : voici une vie.

Gameplay et sensation

C’est calme, satisfaisant, presque méditatif. On range. On ajuste. On comprend. Le jeu utilise l’espace comme narration : ce qui rentre ou ne rentre pas dans une pièce dit quelque chose d’une relation.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les jeux cosy ;
  • les puzzles doux ;
  • la narration environnementale ;
  • les récits queer subtils ;
  • les expériences apaisantes.

À éviter si tu veux un objectif spectaculaire ou une histoire explicitement dialoguée.

A Summer’s End — Hong Kong 1986 : romance lesbienne, néons et cinéma asiatique

capture d’écran officielle d’A Summer’s End  Hong Kong 1986
capture d’écran officielle d’A Summer’s End Hong Kong 1986

Le pitch

A Summer’s End — Hong Kong 1986 est un visual novel centré sur Michelle et Sam, deux femmes dont la rencontre évolue vers une histoire romantique dans le Hong Kong des années 1980.

Site officiel : https://www.asummersend.com/home

Pourquoi la représentation mérite l’attention

Le jeu se distingue par son ancrage culturel. Ce n’est pas seulement “une romance entre deux femmes”. C’est une histoire située dans un contexte familial, social, urbain, esthétique. Le désir lesbien n’est pas abstrait : il existe dans une ville, une époque, une culture visuelle, des attentes familiales.

La direction artistique, inspirée du cinéma asiatique et de l’animation des années 1980, donne au jeu une identité forte. Cela change des romances queer souvent écrites dans des décors occidentaux interchangeables.

Gameplay et rythme

C’est un visual novel : on lit, on choisit, on se laisse porter. Le gameplay est minimal, mais la force vient du style, de l’ambiance et du soin porté aux personnages.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les visual novels ;
  • les romances lesbiennes ;
  • les esthétiques rétro ;
  • Hong Kong, le cinéma asiatique, les années 1980 ;
  • les récits intimes et stylisés.

À éviter si tu veux beaucoup d’interactivité.

Paper Mario: La Porte Millénaire : Vivian et l’importance de la localisation

capture d’écran officielle de Vivian dans Paper Mario: La Porte Millénaire, version Nintendo Switch
capture d’écran officielle de Vivian dans Paper Mario: La Porte Millénaire, version Nintendo Switch

Le pitch

Paper Mario: La Porte Millénaire est un RPG Nintendo culte, revenu sur Switch dans un remake de 2024. C’est drôle, coloré, inventif, avec des combats au tour par tour et une écriture pleine de personnalité.

Pourquoi la représentation est intéressante

Le cas de Vivian est fascinant parce qu’il montre à quel point la représentation dépend aussi de la traduction et de la localisation. Dans certaines versions originales, Vivian était présentée comme une fille trans, tandis que d’autres localisations avaient effacé ou modifié cet aspect. Le remake Switch a ravivé l’attention autour du personnage et de son identité.

Ce n’est pas la représentation la plus développée de cette liste, mais elle est historiquement importante. Elle rappelle que l’inclusivité ne dépend pas seulement des créateurs, mais aussi des choix éditoriaux, des marchés, des localisations et des censures culturelles.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • les RPG accessibles ;
  • l’humour Nintendo ;
  • les combats simples mais malins ;
  • les jeux colorés ;
  • les personnages secondaires mémorables.

À éviter si tu veux une représentation LGBTQ+ centrale et longuement explorée.

Overwatch 2 : diversité visible, mais narration dispersée

image officielle d’Overwatch 2 avec Tracer, Soldier: 76
image officielle d’Overwatch 2 avec Tracer, Soldier: 76

Le pitch

Overwatch 2 est un hero shooter en équipe. On choisit un personnage, on joue un rôle, on coordonne avec son équipe, puis on explique calmement en vocal que non, foncer seul dans cinq ennemis n’était pas une stratégie.

Pourquoi c’est important, mais à nuancer

Overwatch a révélé plusieurs personnages LGBTQ+, dont Tracer et Soldier: 76, et a introduit Venture, personnage non binaire. Cette visibilité est importante parce qu’elle existe dans un jeu multijoueur massif, populaire, très exposé.

Cependant, la représentation y est souvent périphérique au gameplay. Elle passe par des comics, nouvelles, vidéos, biographies ou événements, plus que par une narration in-game profonde. C’est le grand paradoxe d’Overwatch : ses personnages sont iconiques, mais leur développement dépend beaucoup de contenus autour du jeu.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • le multijoueur compétitif ;
  • les héros colorés ;
  • le gameplay d’équipe ;
  • les sessions courtes ;
  • la diversité visible dans un univers mainstream.

À éviter si tu cherches une histoire LGBTQ+ centrale et jouable de bout en bout.

The Sims 4 : le bac à sable où l’on peut enfin se créer soi-même

capture officielle de The Sims 4 avec un couple LGBTQ+
capture officielle de The Sims 4 avec un couple LGBTQ+

Le pitch

The Sims 4 n’est pas un jeu narratif LGBTQ+ au sens classique. C’est un bac à sable de vie. On crée des Sims, des maisons, des familles, des carrières, des dramas de voisinage, et parfois des cuisines si mal conçues qu’elles deviennent des labyrinthes domestiques.

Pourquoi c’est important

La force de The Sims, c’est la possibilité de projection. Les joueurs LGBTQ+ peuvent créer des couples, des familles, des transitions de style, des colocations queer, des vies qu’ils n’ont pas toujours vues ailleurs.

Le jeu a aussi enrichi ses options autour du genre, de la sexualité et des pronoms au fil du temps, ce qui en fait un outil d’expression très puissant, surtout pour les joueurs qui veulent expérimenter sans subir une histoire imposée.

À qui s’adresse ce jeu ?

À toi si tu aimes :

  • créer des personnages ;
  • inventer des histoires ;
  • construire des maisons ;
  • jouer avec les relations ;
  • créer ta propre représentation.

À éviter si tu as besoin d’un scénario fort déjà écrit.

Le tokenisme : quand l’inclusion sent le formulaire Excel

Tous les personnages LGBTQ+ ne se valent pas. Et tous les studios qui incluent un personnage queer ne font pas forcément un bon travail.

Le tokenisme, c’est l’inclusion de façade : un personnage minoritaire présent surtout pour cocher une case, sans profondeur, sans arc, sans voix, sans conséquence narrative. Dans le jeu vidéo, cela peut prendre plusieurs formes :

  • un personnage LGBTQ+ mentionné dans une ligne de bio mais jamais exploré ;
  • une romance queer moins écrite que les romances hétérosexuelles ;
  • une identité révélée uniquement hors jeu, sur les réseaux sociaux ;
  • un personnage queer associé uniquement à la souffrance ou à la mort ;
  • une inclusion marketing pendant le Pride Month, puis silence total ;
  • des options de personnage inclusives sans aucune réflexion sur l’univers.

La bonne représentation ne demande pas que chaque jeu devienne un manifeste. Elle demande simplement que les personnages LGBTQ+ soient traités comme des personnages complets.

Comment choisir ton prochain jeu LGBTQ+ selon tes envies

Tu veux une claque narrative

Joue à :

  • The Last of Us Part II
  • Tell Me Why
  • Life is Strange: True Colors
  • If Found…

Tu veux du gameplay nerveux

Joue à :

  • Hades
  • Celeste
  • Dragon Age: The Veilguard si tu veux du RPG d’action

Tu veux un grand RPG queer-friendly

Joue à :

  • Baldur’s Gate 3
  • Dragon Age: Inquisition
  • Dragon Age: The Veilguard
  • I Was a Teenage Exocolonist

Tu veux une expérience cosy

Joue à :

  • Unpacking
  • Dream Daddy
  • The Sims 4

Tu veux une romance queer

Joue à :

  • Dream Daddy
  • Life is Strange: True Colors
  • A Summer’s End — Hong Kong 1986
  • Baldur’s Gate 3

Tu veux une représentation trans ou non binaire marquante

Joue à :

  • Tell Me Why
  • Celeste
  • If Found…
  • Dragon Age: The Veilguard
  • I Was a Teenage Exocolonist
  • Paper Mario: La Porte Millénaire

Pourquoi ces jeux ont changé l’industrie

Ces titres ont marqué un tournant parce qu’ils ont prouvé plusieurs choses.

D’abord, les joueurs LGBTQ+ existent. Pas comme niche abstraite, mais comme public massif, engagé, passionné, critique, fidèle.

Ensuite, la représentation ne nuit pas au gameplay. Hades est l’un des meilleurs rogue-like modernes. Celeste est un platformer exceptionnel. Baldur’s Gate 3 est un RPG colossal. The Last of Us Part II est une référence technique et narrative. Leur qualité ne dépend pas de leur inclusivité, mais leur inclusivité fait partie de leur richesse.

Enfin, ces jeux montrent que la représentation LGBTQ+ peut prendre plusieurs formes. Elle peut être centrale ou discrète, romantique ou métaphorique, dramatique ou joyeuse, AAA ou indé, textuelle ou environnementale. Il n’y a pas une seule bonne manière de représenter les vies queer.

Il y a seulement une mauvaise manière : le faire sans écouter, sans écrire, sans comprendre.

Conclusion : jouer pour se voir, mais aussi pour mieux voir les autres

La représentation LGBTQ+ dans les jeux vidéo n’est pas une faveur. C’est une question de qualité artistique.

Un monde de jeu paraît plus riche quand il reflète la diversité réelle des joueurs. Un RPG devient plus profond quand il permet d’aimer autrement. Un visual novel devient plus vrai quand il ose raconter une transition, une famille choisie, une première romance, un retour chez soi. Un jeu d’action devient plus fort quand son héroïne lesbienne n’est pas un symbole lisse, mais une personne complexe.

Ces jeux ne sont pas parfaits. Certains sont maladroits. Certains divisent. Certains auraient pu aller plus loin. Mais ils ont ouvert des portes.

Et pour beaucoup de joueurs LGBTQ+, ces portes ont compté.

Parce qu’il y a une émotion particulière à se voir dans un jeu. Pas seulement comme option comique, pas seulement comme sous-texte, pas seulement comme personnage sacrifié. Se voir comme héros, amante, compagnon, rival, père, ado, guerrier, sorcière, dieu des Enfers, déménageuse silencieuse, aventurier, survivante.

Le jeu vidéo est un art de l’incarnation.

Alors quand il nous permet enfin d’incarner des vies plus proches des nôtres, ce n’est pas du détail.

C’est une forme de présence.

Rejoindre BEARWWW : continuer la partie hors écran

Les jeux vidéo nous donnent des mondes à explorer. Mais parfois, on a aussi besoin de rencontrer des personnes réelles avec qui parler de nos coups de cœur, de nos personnages préférés, de nos romances virtuelles et de nos boss impossibles.

Sur BEARWWW, tu peux rencontrer des hommes gays, bi et queer près de chez toi ou ailleurs, discuter à ton rythme, partager tes passions et créer des liens au-delà du matchmaking classique.

Que tu sois fan de RPG, de jeux narratifs, de cosy games, de fantasy, d’indés queer ou de soirées gaming entre amis, BEARWWW t’aide à trouver une communauté plus chaleureuse.

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À propos de l’auteur

Alain VEST est auteur spécialisé jeux vidéo , passionné par les RPG narratifs, les jeux indés, les aventures à choix et les univers où l’écriture des personnages compte autant que les mécaniques.

Son travail explore la représentation LGBTQ+ dans l’industrie vidéoludique, la place des joueurs queer dans les communautés gaming, les liens entre gameplay et identité, ainsi que la manière dont les jeux peuvent devenir des espaces d’exploration, de projection et de réparation.

Sources et ressources utiles